Elections sénatoriales 2017, une nouvelle donne

J'ai récemment informé les maires et élus de la Loire de ma décision de ne pas briguer un nouveau mandat sénatorial en septembre prochain.

Plusieurs raisons  en sont à l'origine.

En premier lieu, j'ai pu agir au Sénat depuis 2011 sur certains dossiers majeurs pour Saint-Etienne et la Loire. Ainsi, l'obtention du Fonds de soutien pour les communes ayant hérité des fameux "emprunts toxiques". Ce fonds obtenu à l'arraché du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, complété dans un second temps pour atteindre 3 milliards d'euros permet aujourd'hui d'aider de nombreuses collectivités, Saint-Etienne récupérant par exemple plus de 17 millions. Même chose pour l'autoroute A 45, pour laquelle tous les soutiens politiques ont été obtenus, jusqu'à ceux des Présidents Sarkozy et Hollande ; tous les avis sont désormais positifs, y compris sur les conditions du contrat de concession avec Vinci. Autre action couronnée de succès avec le passage de Saint-Etienne en Communuaté Urbaine, grâce à l'un de mes amendements, puis en Métropole suite à l'une de mes propositions de loi. Des interventions sur l'intercommunalité, les projets des communes, en faveur du monde agricole, etc. ont également été conduites régulièrement au niveau législatif. J'ai donc le sentiment d'avoir été utile à nos territoires et à notre département, même si bien sûr de nombreuses questions restent à traiter.

En second lieu je considère que les principaux sujets territoriaux qui impliqueront désormais le sénat vont principalement concerner la ruralité, la place des petites communes dans les intercommunalités, l'aménagement complémentaire des schémas intercommunaux, la place des services publics en milieu rural. Et j'estime donc que des élus issus de ces territoires seront les mieux placés pour infléchir les décsions et défendre notre département.

En troisième lieu, l'appel récent des électeurs - particulièrement clair -  à un renouvellement des responsables politiques. Présent au Conseil municipal de Saint-Etienne depuis 1995, au Conseil régional de 2004 à 2010, j'ai eu la chance rare d'exercer les fonctions exigeantes et passionnantes de Maire de Saint-Etienne, Président de Saint-Etienne Métropole, Sénateur de la Loire : je ne pouvais pas ne pas me sentir concerné par cette demande de renouvellement !

Plus fondamentalement, une nouvelle phase de la vie politique vient de s'ouvrir dans notre pays avec la fin du PS d'Epinay, le recul de la droite, la naissance d'un rassemblement progresssiste autour d' Emmanuel Macron : il est logique que de nouveaux citoyens s'y engagent et y prennent toute leur place pour les 10 ans qui viennent.  L'expérience que j'ai acquise doit pouvoir les y aider, certainement pas être un argument pour les dissuader.

Enfin, le choix de me projeter vers les élections municipales de 2020 comme militant expérimenté mais en aucun cas comme leader ne signifie pas mon retrait total de l'action politique. Mon adhésion à En Marche et mon soutien à Emmanuel Macron n'impliquent aucun renoncement aux valeurs de gauche que j'ai toujours portées.

Mais l'un comme l'autre s'inscriront pour moi dans une nouvelle phase de mon engagement, avec le seul rôle d'équipier au service d'un nouveau projet municipal indispensable aux Stéphanois.

 

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