Non, il n'y a pas trop d'aides sociales en France

Après une première année de mandat très réussie au niveau international et par sa capacité à incarner la fonction présidentielle, Emmanuel Macron va fixer les grandes orientations d'une deuxième phase de son quinquennat qui débute avec la préparation du budget 2019.

Il est probable que le contexte général soit moins favorable : gouvernement eurosceptique en Italie,  Brexit négatif pour l'Europe, un président Trump imprévisible et protectionniste, la hausse du prix du pétrole...Objectivement, tout ceci n'est pas favorable au maintien d'une croissance à 2 %, en dépit des prévisions confirmées (jusqu'à quand ?).

Les discours contradictoires de plusieurs ministres donnent à penser que parmi les économies envisagées la baisse de certaines aides sociales fait partie des options possibles. Ce serait alors clairement une rupture de l'équilibre proclamé entre  "libérer" et "protéger"...Et une dérive génératrice d'un nouveau coup de frein sur la croissance.

Mieux gérer l'Etat et simplifier les aides pour davantage d'efficacité est naturellement nécessaire, mais une ponction sur les plus démunis serait dévastatrice pour la crédibilité sociale du gouvernement, après une première période nettement favorable aux "premiers de cordée".

La démotivation des nombreux électeurs de gauche qui ont permis l'élection d'Emmanuel Macron deviendrait inévitable. Et en l'absence de tout autre progarmme sérieux à gauche, la voie serait ouverte pour un succès des populistes de droite aux élections Européennes de 2019. Ce qu'aucun progressiste ne peut souhaiter.

 

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