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Dictateurs et populistes contre la connaissance et la raison

Publié le : 25 Mar 2020

La crise du coronavirus a fait ressortir en quelques semaines un point commun entre les principales dictatures du monde et les dirigeants populistes des pays démocratiques : leur méfiance vis à vis de la science, des savants, leur déni de la raison, au profit de leur seul objectif de conservation du pouvoir ou de la recherche exclusive de résultats économiques et financiers.

On a vu pourquoi les dictateurs de toutes tendances cachent  à leur population les réalités les plus sombres de leurs pays, qu'elles soient liées à leur propre exercice du pouvoir ou à des raisons extérieures comme c'est le cas avec le COVID-19 : rien en doit détourner le peuple du paradis où celui-ci est censé vivre grâce à eux...

Mais cette crise a aussi révélé les dangereux travers des populistes...élus démocratiquement ! D. Trump aux USA,  B. Johnson en Grande-Bretagne, J. Bolsonaro au Brésil se sont en effet réfugiés dans un ridicule déni sur fond de chauvinisme parfois délirant ("notre pays ne peut s'arrêter", "le confinement est inutile"). Ils n'ont pas hésité à faire passer les intérêts économiques avant toute contingence sanitaire ("grâce à la chloroquine, pas de souci" ou "nos concitoyens doivent s'attendre à pleurer de nombreux proches").

Halliucinant ! Heureusement qu'aux USA les gouverneurs des Etats ont encore des pouvoirs importants et qu'en Grande-Bretagne l'opinion publique a pu peser : plusieurs semaines ont cependant été perdues par D. Trump et B. Johnson, avec des conséquences encore impossible à mesurer. Demain le Brésil de J.Bolsonaro et l'amérique du Sud risquent aussi de payer ce retard.

Comme la dictature implique le mensonge d'Etat, le populisme vit d'une insulte à la raison. Hélas, l'un et l'autre ont aujourd'hui le vent en poupe.



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