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La crise du coronavirus, la dictature chinoise et l'OMS

Publié le : 26 Mar 2020

La presse évoque diverses initiatives chinoises au bénéfice de tel ou tel pays européen. En dépit de leur utilité réelle, personne n'est dupe de la stratégie médiatique de ce pays, visant à faire oublier sa responsabilité initiale dans la pandémie.

Aucune dictature n'est compatible, par définition, avec la transparence de l'information. Aucune ne tolère qu'une "mauvaise nouvelle", ne serait-ce qu'un accident de la route, puisse incidemment ouvrir un débat sur la responsabilité éventuelle des autorités locales ou nationales. C'est une règle générale. Le pouvoir absolu tient à rester absolument infaillible.

En Chine, le mois perdu à reconnaitre la réalité médicale de l'épidémie à Wuhan, le temps passé par le Parti Communiste Chinois à combattre les scientifiques qui alertaient ont été désastreux pour les chinois mais aussi pour la population mondiale (voir sur cette animation le mécanisme de propagation mondiale du virus). Par ailleurs, comment comprendre que les scientifiques occidentaux aient pu tenir des discours rassurants jusqu'à...fin février 2020 ? L'OMS étant officiellement informée depuis fin décembre, il est difficilement compréhensible que la dangerosité du virus et son degré élevé de contagion n'aient pas fait l'objet d'une alerte générale.

Une fois la crise maîtrisée, la Chine mais aussi l'OMS devront s'en expliquer. A moyen terme, vu sa gravité et ses conséquences économiques, cette pandémie est suceptible d'aviver de nouvelles tensions internationales dangereuses. Pourtant, c'est dans la transparence et par l'accroissement de la coopération internationale et le respect de règles communes beaucoup plus rigoureuses que la réédition de tels désastres pourra être évitée. Espérons que l'Europe saura y contribuer.

 



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