A la suite de la réunion du 14 novembre où j’ai engagé Saint-Etienne Métropole pour assurer le complément financier éventuel (conjointement avec le Département de la Loire) , M. le Préfet de région devait nous faire parvenir très rapidement un courrier de synthèse et, peut-être, de propositions. Aucun courrier ne nous est parvenu jusqu’alors et personne n’a encore reçu le rapport technique de la Mission des 2 experts, annoncé pour janvier 2011, puis mai 2011, puis…le 30 septembre 2011 !
En octobre, le Président de la République a annoncé sa décision « sous trois mois » pour le lancement de l’appel d’offre : cette décision est donc imminente.
j’ai demandé, avec le Président du Conseil Général, un rendez-vous urgent avec M. le Premier Ministre, qui s’est engagé à plusieurs reprises publiquement pour la réalisation de l’A 45.
Je réaffirme (ci-dessous) ma position permanente et celle de notre agglomération sur ce dossier.
Ma position sur l’A 45 :
Les études et débats qui ont duré 20 ans ont conduit à la déclaration d’utilité publique de l’autoroute A 45 en juillet 2008 et ne font plus l’objet de recours.
Voir la carte et le dossier officiel A 45
Depuis 3 ans, le gouvernement tergiverse sans raison véritable, au détriment des 700 000 habitants de Loire Sud et Haute Loire ; la situation générale (embouteillages, accidents, sécurité) se dégrade sur tout l’A 47, à Givors, mais aussi a l’entrée sud de Lyon sur l’A 7.
C’est inadmissible et intolérable !
Trois ans perdus, le système de contournement et d’accès de Lyon entièrement basculé à l’est, un système hémiplégique qui va a l’encontre de 20 ans d’études !
Telle est la réalité indiscutable, puisqu’en 2009 encore un accord général de principe avait été trouvé par le Préfet de région Gérault sur le même projet.
Personne ne souhaite « emboliser » l’agglomération lyonnaise et il faut effectivement gérer les accès a Lyon pour éviter que les périphériques accueillent des flux de transit qui n’ont rien à y faire. Mais précisément, en offrant un accès par l’ouest, l’A 45 assurera une meilleure répartition des flux actuels et futurs, sans forcement en créer d’autres.
La nouvelle proposition, en cours d’élaboration par le Préfet de Région et évoquée le lundi 14 novembre devant les responsables politiques locaux, ne saurait être acceptable si elle remet en cause la DUP, puisque l’A 45 serait alors reportée aux calendes grecques, en contraignant à reprendre toute la procédure : ce serait, sans l’avouer, l’enterrement définitif de ce projet.
Le gouvernement est devant un choix politique majeur pour l’aménagement de tout l’ouest rhône-alpin et le contournement de Lyon, bien au-delà d’une simple autoroute.
C’est sa responsabilité ; c’est également l’engagement du Président de la République qui est en cause désormais puisque nous avons, avec le Conseil Général de la Loire, levé l’obstacle financier.


