Je suis intervenu le 20 décembre au Sénat pour interpeller le gouvernement sur l’autoroute A 45.

Après vingt ans d’études, l’autoroute A 45 a été déclarée d’utilité publique (DUP) en juillet 2008. Depuis, aucune décision n’a été prise pour mettre en œuvre ce projet, bien que cette autoroute apparaisse indispensable pour mettre fin à une situation qui se dégrade d’année en année sur toute la longueur de l’A 47 (embouteillages quotidiens, accidents à répétition, pollutions en zone fortement urbanisée…), mais également au niveau de la connexion avec l’A 7 à Givors et à l’entrée sud de Lyon. Si une amélioration des conditions de fonctionnement de l’actuelle A 450 mérite d’être étudiée, à l’entrée ouest de Lyon, et s’il est indispensable d’orienter clairement tous les flux de transit en dehors de cette ville, la DUP de l’A 45 ne saurait être remise en cause par des hypothèses réfutées depuis longtemps par toutes les études menées.

En outre, une telle orientation renverrait aux calendes grecques l’amélioration de l’accessibilité de la région stéphanoise, de la Haute-Loire et rendrait impossible l’amélioration du contournement de Lyon, aujourd’hui exclusivement situé à l’est de l’agglomération et déjà fortement engorgé.

L’engagement financier de Saint-Étienne métropole et du département de la Loire lors de la réunion du 14 novembre 2011 a permis de répondre à toutes les questions récemment posées en préalable à la décision du lancement de l’appel à concession, décision que le Président de la République s’est engagé à prendre « sous trois mois » lors de son passage dans la Loire en octobre dernier. Considérant qu’il est impensable de remettre en cause les engagements successifs de l’État en faveur de l’A 45 et d’ignorer ainsi les intérêts vitaux de toute une région de plus de 700 000 habitants, j’ai demandé, en conséquence, le lancement rapide de cet appel à concession pour la réalisation de l’A 45.

Télécharger l’intervention de Maurice Vincent et la réponse de la Ministre