Autoroute Lyon – St-Etienne A 45
Le Président de la République vient de m’informer de sa décision de lancer l’appel à concession pour l’autoroute A 45.
Je me félicite de cette décision très attendue pour laquelle je me suis engagé sans réserve avec Bernard Bonne, Président du Conseil Général, lors de la réunion décisive du 14 novembre 2011 en Préfecture de région.
C’est incontestablement une victoire pour le développement de notre territoire, qui a mobilisé efficacement le monde économique, social et politique durant de longues années.
Dans la dernière période, l’unité manifestée par le Département, Saint-Etienne Métropole, les Chambres consulaires et les acteurs économiques et sociaux doit être soulignée.
Une nouvelle étape de ce dossier majeur s’ouvre désormais, trois ans et demi après sa Déclaration d’Utilité Publique.
Je ne doute pas que les concessionnaires potentiels sauront relever les défis techniques et financiers qui permettront sa concrétisation.
Après le dramatique accident survenu récemment à des piétons sur la RN 88 à hauteur de Montplaisir, dans une portion non éclairée, bien qu’urbaine, de la voie rapide, j’ai sollicité à nouveau la Direction Interdépartementale des Routes et demandé une réunion d’urgence pour faire de l’éclairage de cette Route nationale un dossier prioritaire.
J’avais en effet sollicité par deux fois ces derniers mois la DIR sur cette question, mais en vain. Il est particulièrement regrettable que l’Etat sacrifie des investissement de sécurité aussi essentiels.
Je suis intervenu le 20 décembre au Sénat pour interpeller le gouvernement sur l’autoroute A 45.
Après vingt ans d’études, l’autoroute A 45 a été déclarée d’utilité publique (DUP) en juillet 2008. Depuis, aucune décision n’a été prise pour mettre en œuvre ce projet, bien que cette autoroute apparaisse indispensable pour mettre fin à une situation qui se dégrade d’année en année sur toute la longueur de l’A 47 (embouteillages quotidiens, accidents à répétition, pollutions en zone fortement urbanisée…), mais également au niveau de la connexion avec l’A 7 à Givors et à l’entrée sud de Lyon. Si une amélioration des conditions de fonctionnement de l’actuelle A 450 mérite d’être étudiée, à l’entrée ouest de Lyon, et s’il est indispensable d’orienter clairement tous les flux de transit en dehors de cette ville, la DUP de l’A 45 ne saurait être remise en cause par des hypothèses réfutées depuis longtemps par toutes les études menées.
A la suite de la réunion du 14 novembre où j’ai engagé Saint-Etienne Métropole pour assurer le complément financier éventuel (conjointement avec le Département de la Loire) , M. le Préfet de région devait nous faire parvenir très rapidement un courrier de synthèse et, peut-être, de propositions. Aucun courrier ne nous est parvenu jusqu’alors et personne n’a encore reçu le rapport technique de la Mission des 2 experts, annoncé pour janvier 2011, puis mai 2011, puis…le 30 septembre 2011 !
En octobre, le Président de la République a annoncé sa décision « sous trois mois » pour le lancement de l’appel d’offre : cette décision est donc imminente.
j’ai demandé, avec le Président du Conseil Général, un rendez-vous urgent avec M. le Premier Ministre, qui s’est engagé à plusieurs reprises publiquement pour la réalisation de l’A 45.
Je réaffirme (ci-dessous) ma position permanente et celle de notre agglomération sur ce dossier.
Ma position sur l’A 45 :
Les études et débats qui ont duré 20 ans ont conduit à la déclaration d’utilité publique de l’autoroute A 45 en juillet 2008 et ne font plus l’objet de recours.
Voir la carte et le dossier officiel A 45
Depuis 3 ans, le gouvernement tergiverse sans raison véritable, au détriment des 700 000 habitants de Loire Sud et Haute Loire ; la situation générale (embouteillages, accidents, sécurité) se dégrade sur tout l’A 47, à Givors, mais aussi a l’entrée sud de Lyon sur l’A 7.
C’est inadmissible et intolérable !
Trois ans perdus, le système de contournement et d’accès de Lyon entièrement basculé à l’est, un système hémiplégique qui va a l’encontre de 20 ans d’études !
Telle est la réalité indiscutable, puisqu’en 2009 encore un accord général de principe avait été trouvé par le Préfet de région Gérault sur le même projet.
Personne ne souhaite « emboliser » l’agglomération lyonnaise et il faut effectivement gérer les accès a Lyon pour éviter que les périphériques accueillent des flux de transit qui n’ont rien à y faire. Mais précisément, en offrant un accès par l’ouest, l’A 45 assurera une meilleure répartition des flux actuels et futurs, sans forcement en créer d’autres.
La nouvelle proposition, en cours d’élaboration par le Préfet de Région et évoquée le lundi 14 novembre devant les responsables politiques locaux, ne saurait être acceptable si elle remet en cause la DUP, puisque l’A 45 serait alors reportée aux calendes grecques, en contraignant à reprendre toute la procédure : ce serait, sans l’avouer, l’enterrement définitif de ce projet.
Le gouvernement est devant un choix politique majeur pour l’aménagement de tout l’ouest rhône-alpin et le contournement de Lyon, bien au-delà d’une simple autoroute.
C’est sa responsabilité ; c’est également l’engagement du Président de la République qui est en cause désormais puisque nous avons, avec le Conseil Général de la Loire, levé l’obstacle financier.
A l’occasion du passage dans la Loire de la Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, Nathalie Kosciusko-Morizet, le jeudi 28 juillet, j’ai tenu à évoquer à nouveau avec elle le dossier de l’A 45. De même, j’ai également interpellé le Premier Ministre sur le lancement de l’appel à concession de l’A45.
En effet, 3 ans après la déclaration d’utilité publique, et en dépit de l’expression publique et répétée du soutien du Premier Ministre à ce projet, l’appel à concession, demandé par toutes les collectivités concernées, tarde à voir le jour. La relance économique de notre territoire pour laquelle je m’implique sans réserve est lourdement entravée. Il en va désormais, sur ce dossier, de la crédibilité de la parole de l’Etat
Dans le courrier adressé au Premier Ministre (Télécharger le courrier à F. Fillon), je rappelle l’importance d’une réalisation rapide de cette autoroute, soulignant les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de ce projet, et l’intensification actuelle des échanges entre Lyon et Saint-Étienne.
Maurice Vincent, les Parlementaires Ligériens, les Présidents du Conseil général, des Agglomérations, des Communautés de communes, le Président de l’Association des Maires de la Loire ainsi que les Présidents des Chambres de Commerce et d’Industrie, de Métiers et de l’Artisanat, ont décidé ensemble d’engager des initiatives fortes dans les semaines qui viennent pour obtenir enfin le lancement de l’appel à concession. Celui-ci permettrait en effet d’engager définitivement la réalisation de cette autoroute indispensable au désenclavement et au développement de l’économie locale. Ils mobiliseront pour cela tous les acteurs politiques et économiques des trois départements principalement concernés, à savoir la Loire, la Haute-Loire et le Rhône.
Les évolutions récentes du dossier (une exigence supplémentaire désormais avancée pour faire payer les collectivités, ce qui n’est pas acceptable) n’entament en rien notre détermination à franchir cette nouvelle étape. Pus que jamais, ce rendez-vous avec F. Fillon est nécessaire et urgent !
Etant intervenus ensemble en juin en ce sens auprès du premier Ministre, François Fillon, ils se félicitent que celui-ci ait tenu ses engagements.
C’est une excellente nouvelle pour toute la Loire et ses habitants.
Ce résultat est aussi le fruit d’un long et patient travail engagé par de très nombreux acteurs ligériens qui ont été entendus.
Ils veilleront à ce que le calendrier annoncé soit respecté afin que cette autoroute indispensable pour notre Département en termes de sécurité routière, de développement et d’attractivité économique, soit opérationnelle d’ici 2015.
Avec la future A 89, la Loire disposera ainsi de deux importantes infrastructures, véritables atouts pour qu’elle puisse pleinement se développer économiquement, en lien avec l’agglomération lyonnaise et soit créatrice d’activité et d’emplois.
Saint-Etienne, le 17 juin 2008
à Jean-Louis BORLOO
Ministre d’Etat,
Ministre de l’Ecologie, de l’Energie,
du Développement durable
et de l’Aménagement du territoire
Monsieur le Ministre d’Etat,
Au cours des derniers mois, le projet d’autoroute A45 a connu deux avancées majeures :
- le 31 juillet 2007, nos collectivités se sont réjouies des conclusions favorables prononcées par les Commissaires enquêteurs sur le dossier soumis par l’Etat à l’enquête publique ; d’ailleurs, au cours de cette même procédure d’enquête, nos deux institutions ont délibéré en faveur de ce projet et ont rappelé à l’Etat l’urgence de la réalisation de cette nouvelle infrastructure ;
- le 3 décembre 2007, en déplacement à Saint-Etienne, le Premier ministre nous a fait part de la détermination de son Gouvernement pour ouvrir l’A45 à l’horizon 2015 « comme prévu » ; il nous a confirmé le terme du 20 juillet 2008 pour que soit pris le décret déclarant d’intérêt public cette opération autoroutière.
Ces engagements du gouvernement et de nos collectivités concrétisent une action résolue pour lutter contre le désenclavement de nos territoires et favoriser le développement de la métropole Lyon-Saint-Etienne : l’A45 engage l’avenir de notre département et de sa métropole.
Malgré ces avancées récentes, nous n’avons reçu aucune précision quant à la saisine du Conseil d’Etat par le Gouvernement sur le projet de décret. Des informations contradictoires nous parviennent sur le respect des engagements de l’Etat. Aujourd’hui, une grande inquiétude commence à s’exprimer dans notre département. D’ailleurs, l’association des Maires de la Loire a voté samedi dernier, à une écrasante majorité, une motion en faveur de l’A45, « demandant avec insistance que le calendrier prévu soit scrupuleusement respecté ».
Pour notre part, nous tenons à vous réaffirmer solennellement notre soutien plein et entier au projet d’autoroute A45. L’incertitude actuelle portant sur le décret de DUP risque de jeter le discrédit sur les engagements de votre Ministère : il nous semble inconcevable que la parole donnée ne soit pas respectée. Dans ces conditions, nous demandons à être reçu en urgence par le Premier ministre afin de lever toute ambiguïté et lui faire part de notre détermination en faveur de l’A45.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre d’Etat, l’expression de notre très haute considération.
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Maurice VINCENT Maire de Saint-Etienne Président de Saint-Etienne Métropole
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Bernard BONNE Président du Conseil général de la Loire |
Copie :
- Jean-Paul FAUGERE, Directeur de cabinet du Premier ministre,
- Stéphane BOUILLON, Conseiller auprès du Premier ministre,
- Jean-François CARENCO, Directeur de cabinet du Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie,
du Développement durable et de l’Aménagement du territoire,
- Jacques GERAULT, Préfet de la Région Rhône-Alpes,
- Christian DECHARRIERE, Préfet de la Loire.


