CHU
Le 12 mars dernier, j’ai interpellé Madame la Ministre de la Santé et des Affaires Sociales, Marisol Touraine, en faveur de la création d’une filière de formation de maïeutique (sages-femmes) à la Faculté de Médecine de Saint-Etienne. en effet, après le succès aux examens de fin de 1ère année de Médecine, 12 places sont ouvertes pour cette formation, mais celle-ci se poursuit actuellement à Lyon ou Bourg en Bresse.
Vous trouverez ci-dessous le texte de ma question :
Question orale sages femmes M. Touraine 12 03 13
Dans sa réponse, la Ministre a laissé ouverte cette possibilité, sans augmentation de l’ensemble des places offertes en Rhône-Alpes, qui apparaît comme une région plutôt bien couverte par ces professions. Il reviendra donc aux universités concernées de trouver un terrain d’entente pour obtenir ce rééquilibrage du territoire.
Avec Régis Juanico, député et conseiller général, et Jean-Louis Gagnaire, député, et vice-président de la région Rhône-Alpes, Nadia Semache, adjointe à la prévention et à la santé de la Ville de Saint-Étienne, j’ai été reçu au cabinet de Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports, pour évoquer plusieurs dossiers importants en matière de santé pour la ville et l’agglomération.
Nous avons demandé la création de l’École de sage-femmes à Saint-Étienne, promise depuis 2007 par Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé. La Région s’est en effet engagée à financer les formations à hauteur de 500 000 euros et le problème des locaux est résolu. Une nouvelle objection a cependant été soulevée par le Ministère, liée à la densité de la présence de sage-femmes en Rhône-Alpes. Cet obstacle fera l’objet d’une nouvelle analyse, à la demande des élus, avec comme objectif réaffirmé l’ouverture de l’École de sages-femmes en septembre 2011.
Notre CHU subit, on le sait, un déficit prévisionnel de 28 millions €, ramené finalement à 17 M fin 2008 suite à une aide exceptionnelle et une nouvelle comptabilisation des recettes qui a surpris tous les membres du Conseil d’administration…Ceci révèle la complexité d’un CHU aujourd’hui…et donc la prudence nécessaire avant d’engager des centaines de suppressions d’emplois voulues par le gouvernement et soutenues localement par les élus de la droite et du centre. D’autant qu’une nouvelle évaluation des dotations « normées » (hors T2 A) montre qu’il manque 13 M € dans ce que nous donne chaque année l’Etat : j’ai immédiatement demandé le rétablissement de cette somme à Madame Bachelot, ce qui, on le constate, réduirait très fortement le problème actuel de l’établissement.
Dans toute la France, désormais, l’application brutale et identique pour le public comme pour le privé de la T2A est vivement contestée, comme nous l’avons fait nous-même à Saint-Etienne : trop défavorable à l’Hopital public, elle ouvre la voie à sa gestion purement financiere et comptable, dérive gravissime au regard des besoins de santé publique. Il faut donc tout remettre à plat, inciter certes à une bonne gestion des CHU – c’est indispensable – mais en garantissant la qualité des soins et leur accès à tous, politique évidemment incompatible avec les suppressions massives de postes.
Cette position, que seuls les élus de gauche au CA ont défendu parmi les « politiques » présents, deviendra inaudible avec la future loi « Hopital Santé Territoire », si celle-ci est adoptée : pour gérer l’Hopital comme une entreprise (où va-t-on ?) le gouvernement élimine les élus des Conseils importants, et marginalise les médecins. Pilotés de Paris ou de Lyon en direct par le seul corps administratif, les Hôpitaux seront jugés au regard de leur capacité à être « financièrement équilibrés ». La santé des fançais passera après, on accèdera aux soins en fonction de la quotation financière de la maladie, le délire est en route !
A Saint-Etienne comme ailleurs, cette loi constituerait un recul majeur pour la santé publique, la démocratie sanitaire et ouvrirait encore davantage à la marchandisation de la médecine. A arrêter d’urgence.
En lieu et place du Plan de Retour à l’Équilibre prévoyant plusieurs centaines de suppressions d’emplois, ils ont proposé :
– La prise en charge par l’État des frais financiers (7.3 millions d’€ en 2008) liés au volume d’emprunts élevé (280 millions d’€) contractés avec l’accord de l’État pour financer le regroupement des services à l’Hôpital Nord.
– Un ajustement à la hausse des dotations permettant le financement des missions de service public (MIGAC et MERRI). Cette nécessité est unanimement reconnue et correspondrait à un traitement équitable entre les établissements de la région. Elle devrait être entrée en vigueur depuis longtemps, avec une hausse de 5 à 6 millions d’€.
– Une contribution complémentaire de l’État provenant :
+ D’une hausse de la T2A (Tarification à l’Activité), intégrant enfin à leur juste coût la prise en charge des pathologies lourdes qui se concentrent au CHU,
+ De recettes nouvelles qui doivent contribuer à la résorption des 800 millions d’€ de déficit des CHU, observé au niveau national, par exemple la taxation des stock options (3.5 milliards d’€ au plan national).
La Majorité Municipale regrette fortement que Messieurs Malécot et Chambe aient fait un choix opposé, permettant ainsi l’adoption de ce plan.
Les élus de la Majorité Municipale resteront très vigilants et mobilisés pour l’avenir du CHU et seront très attentifs à la préservation de tous les emplois nécessaires à la qualité du service public.
Ils assurent l’ensemble du corps médical et la communauté hospitalière de leur confiance.
Ceux-ci ont pu s’exprimer lors du Conseil d’Administration de ce mercredi matin.A la suite de ces échanges, Maurice Vincent a proposé de reporter toute décision sur ce plan de retour à l’équilibre afin d’approfondir la concertation avec le personnel.
En tout état de cause, si une bonne gestion du CHU doit être évidemment recherchée, elle ne doit pas porter atteinte à la qualité des soins offerts aux Stéphanois.
Le CHU dispose maintenant d’une infrastructure performante : qui doit être optimisée sans pour autant occasionner une réduction drastique des ressources humaines.
C’est en fonction de cette exigence que les élus municipaux arrêteront leur position courant janvier 2009.
Plusieurs dossiers relatifs au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche dans notre ville n’étaient pas totalement financés avant les municipales, d’autres rencontraient des retards administratifs.
Tous ont été débloqué depuis avril 2008 et, enfin, les chantiers vont pouvoir commencer en 2009. Ce sera notamment le cas de l’école d’ingénieurs « Telecom Saint-Etienne » (ex-ISTASE) sur le site de la Manufacture (GIAT), de la maison des chercheurs et étudiants étrangers (ex hotel des Arts), du gymnase universitaire etc.
Les dossiers de la Fac de Médecine ( 34 M. €), du CIS et de l’Institut Régional de Médecine du Sport sont également financés, ils doivent être rapidement réalisés pour constituer un véritable « Pôle Santé ». Je m’y impliquerai personnellement.
Concernant la Fac de Médecine, un seul point (qui ne retarde rien) me préoccupe : c’est celui de la présence des premières années (1000 étudiants prévus) sur le site de l’Hôpital Nord car il exige une vraie réflexion sur l’accès au site de l’Hôpital.
Ce site est déjà saturé aujourd’hui, les ambulanciers ont parfois des difficultés à passer. Début 2009, il va recevoir toutes les urgences (trannsférées de Bellevue), puis durant l’année qui vient de nouveaux services hospitaliers, correspondant environ à 1500 personnes / jour.
Le pôle « Santé » décrit ci-dessus, viendra s’ajouter ensuite : plus de 2000 étudiants, plusieurs centaines de personnels, etc.
Penser à l’accessibilité au site, dans le respect de notre « Plan Climat » et en favorisant le développement durable est une nécessité.
C’est pourquoi j’ai attiré l’attention de la Préfecture et du Conseil Général (responsables des routes dans le secteur) sur cet aspect. S’il faut élargir les voies, en créeer de nouvelles…sans parler des parkings, mieux vaut le prévoir dès maintenant ! Sinon, ce sera l’asphyxie ! A moins d’imaginer une autre localisation, plus centrale et plus conforme aux impératifs du développement durable, pour les premières années. On pourrait par exempele imaginer une proximité avec la Faculté des Sciences, destinée à venir prochainement (c’est mon souhait) sur le site de la Manufacture (GIAT).
Il est vrai que, concernant les premières années de Médecine, d’autres incertitudes existent puisqu’une proposition de réforme vient d’être déposée à l’Assemblée par M. Domergue (UMP). Avec l’idée de réorientation d’une grande partie des étudiants dès la fin du premier semestre.
A suivre attentivement.
Voici le vœu adopté le 2 juin 2008par les groupes de la majorité municipale au conseil municipal
En conséquence, le CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Saint-Etienne a été contraint de se soumettre à un plan de suppression de 133 emplois. Outre l’impossibilité d’obtenir 9 Millions d’euros d’aides de l’ARH, le rejet du budget aurait pu occasionner l’interruption rapide de certains services et même du fonctionnement courant (électricité, fluides …) ; ce qui est évidemment impensable.
Le Conseil Municipal de Saint-Etienne constate :
que la très grande majorité des établissements hospitaliers français sont en déficit et que ces déficits sont annoncés, comme par hasard, quelques semaines après les élections municipales.
que la loi de financement de la protection sociale sous-estime chaque année l’évolution des dépenses hospitalières.
que le système de tarification à l’activité pénalise gravement les hôpitaux publics.
Il rejette la méthode actuelle visant à contraindre les Conseils d’Administration des ARH à valider des plans de redressement imposés d’en haut et demande aussi que le gouvernement assure ses responsabilités.
Il assure les personnels du CHU de Saint-Etienne de sa confiance et l’ensemble des Stéphanois de sa détermination pour préserver la qualité du service public hospitalier dans notre ville.
Enfin, le Conseil Municipal demande au gouvernement de réexaminer le financement des hôpitaux publics afin de garantir la viabilité du système de santé publique.


