Education
Le gouvernement a fait voter une loi pour assurer l’accueil des élèves en cas de grève des enseignants.
Dans cette loi, ce n’est pas l’État (pourtant responsable du service d’enseignement) mais les communes qui sont mises dans l’obligation d’assurer ce service d’accueil. Or cette loi s’avère inapplicable pour les raisons suivantes :
Le délai d’information des maires (48 heures) est trop bref (1).
Le nombre de personnes à mobiliser pour remplacer les enseignants peut être très élevé, et, en outre, le personnel municipal peut, lui aussi, être en grève le même jour.
La sécurité des élèves ne peut donc être totalement garantie.
L’accueil des enfants handicapés ou allergiques nécessite un accompagnement spécifique qui ne peut être garanti.
La responsabilité pénale des maires ne peut être déléguée.
Les grandes villes de France, toutes opinions politiques confondues, ont pointé ces difficultés et ont alerté le ministre. Dans son principe, cette loi est très discutable et ne me convient pas, car elle monte les français les uns contre les autres et place sous contrainte les municipalités pour un objectif qui a été arrêté par l’Etat. Que celui-ci assume directement ses choix politiques !
Même si l’esprit républicain qui m’est cher m’invite évidemment, comme Maire, à la mettre en application, ses modalités actuelles ne le permettent manifestement pas.
(1) Ainsi, pour la grève du mardi 7 octobre, le service Education de la mairie a été informé par l’Inspection Académique le lundi 6 octobre seulement en fin de matinée. La mairie aurait donc dû trouver et mobiliser en un après-midi des personnels (de la mairie ? vacataires ?) pour 25 écoles en grève ! Et tout cela sans compensation financière de l’Etat, pourtant en charge du financement des personnels de l’Education Nationale.

