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A propos du planétarium (Astronef)
Le déficit important du planétarium est à l’origine d’un certain nombre d’interrogations, source d’intox et de manipulations agitées par une droite locale qui n’a pas grand chose à dire par ailleurs. Rappel ci-dessous de quelques réalités incontestables.
Quel est le problème ?
Le déficit du planétarium progresse d’année en année (de 300 000 € en 2004 à près de 500 000 € en 2008). La municipalité précédente, fidèle à sa tradition, a laissé s’accumuler ces déficits sans rien faire. Or, seule notre ville supporte 100 % du financement de cet équipement, alors que 34 % seulement des usagers y habitent... Ainsi, l’incohérence de la droite est à son comble : en conseil municipal elle reproche à la ville de ne pas suffisamment financer, alors qu’au conseil général elle refuse de participer au fonctionnement du Planétarium, bien que 74 % des usagers proviennent du département ! Le contribuable stéphanois doit-il continuer de financer doublement cet équipement, d’une part en payant son billet d’entrée, et d’autre part en finançant par ses impôts le déficit ?
Quelles sont les décisions de la ville ?
En premier lieu, nous avons dû réaliser en urgence un important investissement début 2009 pour changer les vidéo-projecteurs… ce qui avait là encore été sans cesse reporté dans les années précédentes… Ceci devrait permettre de réduire sensiblement les coûts de maintenance à l’avenir. En second lieu nous avons simplement annoncé la renégociation prochaine du contrat de délégation de service public (qui arrive à échéance le 30 juin 2010) pour mieux équilibrer une situation difficilement acceptable à long terme tout en rendant un service public satisfaisant. Comme pour les autres négociations, nous voulons améliorer le rapport qualité/prix et dégager des économies indispensables à partir d’une nouvelle mise en concurrence.
Conclusion
Le planétarium est un équipement culturel dont l’intérêt n’est plus à démontrer. Mais chacun doit prendre ses responsabilités pour assurer son fonctionnement dans des conditions financières supportables. Devant une situation budgétaire dramatique laissée par nos prédécesseurs, nous gérons la Ville dans l’intérêt des Stéphanois, afin de ne pas augmenter les impôts en 2011 tout en leur offrant des services culturels de qualité, comme nous avons su le faire pour l’Opéra-Théatre. La droite s’en émeut ? Normal, finalement, puisqu’elle a oublié depuis longtemps le sens de l’expression « gérer dans l’intérêt des Stéphanois ».