Hopital Public CHU

Ecole de sages-femmes : l’Etat reporte la décision

Avec Régis Juanico, député et conseiller général, et Jean-Louis Gagnaire, député, et vice-président de la région Rhône-Alpes, Nadia Semache, adjointe à la prévention et à la santé de la Ville de Saint-Étienne, j’ai été reçu au cabinet de Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports, pour évoquer plusieurs dossiers importants en matière de santé pour la ville et l’agglomération.

Nous avons demandé la création de l’École de sage-femmes à Saint-Étienne, promise depuis 2007 par Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé. La Région s’est en effet engagée à financer les formations à hauteur de 500 000 euros et le problème des locaux est résolu. Une nouvelle objection a cependant été soulevée par le Ministère, liée à la densité de la présence de sage-femmes en Rhône-Alpes. Cet obstacle fera l’objet d’une nouvelle analyse, à la demande des élus, avec comme objectif réaffirmé l’ouverture de l’École de sages-femmes en septembre 2011.

Nous avons également souligné l’urgence d’obtenir 6 M € pour le CHU suite à la sous estimation des MIGAC (ce point sera réétudié), l’importance du projet de pôle d’excellence gérontologique sur le site de Bellevue et du projet IRMIS (Institut Régional de Médecine et d’Ingénierie du Sport) sur le site de l’Hôpital Nord. Ces deux derniers projets ont recueilli l’assentiment et le soutien du Ministère.


Notre CHU et la future loi Hopital Santé Territoire

 Notre CHU subit, on le sait, un déficit prévisionnel de 28 millions €, ramené finalement à 17 M fin 2008 suite à une aide exceptionnelle et une nouvelle comptabilisation des recettes qui a surpris tous les membres du Conseil d’administration...Ceci révèle la complexité d’un CHU aujourd’hui...et donc la prudence nécessaire avant d’engager des centaines de suppressions d’emplois voulues par le gouvernement et soutenues localement par les élus de la droite et du centre. D’autant qu’une nouvelle évaluation des dotations "normées" (hors T2 A) montre qu’il manque 13 M € dans ce que nous donne chaque année l’Etat : j’ai immédiatement demandé le rétablissement de cette somme à Madame Bachelot, ce qui, on le constate, réduirait très fortement le problème actuel de l’établissement.

Dans toute la France, désormais, l’application brutale et identique pour le public comme pour le privé de la T2A est vivement contestée, comme nous l’avons fait nous-même à Saint-Etienne : trop défavorable à l’Hopital public, elle ouvre la voie à sa gestion purement financiere et comptable, dérive gravissime au regard des besoins de santé publique. Il faut donc tout remettre à plat, inciter certes à une bonne gestion des CHU - c’est indispensable - mais en garantissant la qualité des soins et leur accès à tous, politique évidemment incompatible avec les suppressions massives de postes.

Cette position, que seuls les élus de gauche au CA ont défendu parmi les "politiques" présents, deviendra inaudible avec la future loi "Hopital Santé Territoire", si celle-ci est adoptée : pour gérer l’Hopital comme une entreprise (où va-t-on ?) le gouvernement élimine les élus des Conseils importants, et marginalise les médecins. Pilotés de Paris ou de Lyon en direct par le seul corps administratif, les Hôpitaux seront jugés au regard de leur capacité à être "financièrement équilibrés". La santé des fançais passera après, on accèdera aux soins en fonction de la quotation financière de la maladie, le délire est en route !

A Saint-Etienne comme ailleurs, cette loi constituerait un recul majeur pour la santé publique, la démocratie sanitaire et ouvrirait encore davantage à la marchandisation de la médecine. A arrêter d’urgence.



Réaction de Maurice Vincent au Plan de retour à l’équilibre du CHU
Communiqué du 17 déc 2008

 

Après avoir pris connaissance du projet d’établissement et du plan de retour à l’équilibre, Maurice Vincent -Maire de Saint-Etienne- a rencontré l’ensemble des représentants du personnel.
Ceux-ci ont pu s’exprimer lors du Conseil d’Administration de ce mercredi matin.

A la suite de ces échanges, Maurice Vincent a proposé de reporter toute décision sur ce plan de retour à l’équilibre afin d’approfondir la concertation avec le personnel.
En tout état de cause, si une bonne gestion du CHU doit être évidemment recherchée, elle ne doit pas porter atteinte à la qualité des soins offerts aux Stéphanois.

Le CHU dispose maintenant d’une infrastructure performante : qui doit être optimisée sans pour autant occasionner une réduction drastique des ressources humaines.

C’est en fonction de cette exigence que les élus municipaux arrêteront leur position courant janvier 2009.


A propos de la situation dramatique des Hopitaux publics

 Vœu adopté par les groupes de la majorité municipale au conseil municipal

 
 
2 juin 2008
 

Le gouvernement a fait adopter en 2007 une loi interdisant à l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH) d’accorder des aides financières aux hôpitaux qui n’engageaient pas un plan de redressement de leurs comptes.

En conséquence, le CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Saint-Etienne a été contraint de se soumettre à un plan de suppression de 133 emplois. Outre l’impossibilité d’obtenir 9 Millions d’euros d’aides de l’ARH, le rejet du budget aurait pu occasionner l’interruption rapide de certains services et même du fonctionnement courant (électricité, fluides …) ; ce qui est évidemment impensable.

Le Conseil Municipal de Saint-Etienne constate :

- que la très grande majorité des établissements hospitaliers français sont en déficit et que ces déficits sont annoncés, comme par hasard, quelques semaines après les élections municipales.

- que la loi de financement de la protection sociale sous-estime chaque année l’évolution des dépenses hospitalières.

- que le système de tarification à l’activité pénalise gravement les hôpitaux publics.

Il rejette la méthode actuelle visant à contraindre les Conseils d’Administration des ARH à valider des plans de redressement imposés d’en haut et demande aussi que le gouvernement assure ses responsabilités.

Il assure les personnels du CHU de Saint-Etienne de sa confiance et l’ensemble des Stéphanois de sa détermination pour préserver la qualité du service public hospitalier dans notre ville.

Enfin, le Conseil Municipal demande au gouvernement de réexaminer le financement des hôpitaux publics afin de garantir la viabilité du système de santé publique.



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