Développement économique et commercial, coeur de ville
Les soldes d’été se déroulent bien, dans un centre-ville apaisé, beaucoup plus agréable.

On entend ici et là quelques thuriféraires du passé, mauvais perdants, regretter le départ des "grandes enseignes". Ils ont raison, mais ils devraient en préciser la date : Monoprix, Nouvelles Galeries sont parties...depuis 10 ans ! Et le plan de circulation si compliqué qui a fait fuir les automobilistes date de... 2000 !
Sans notre politique, le commerce de centre-ville continuerait donc à souffrir. Il ne pourrait bénéficier d’un environnement plus vert, plus calme, plus accessible pour les trams et bus. L’avenir est dans ce plateau piéton disponible pour les Véliverts, correspondant à un centre-ville du 21 ème siécle.
Une ou deux personnes (sur 178.000 habitants....) me parlent aussi des Ursules et d’un grand centre commercial que nous aurions dû réaliser, parait-il, dès 2010. Il suffit d’imaginer le tableau que nous aurions ces jours-ci : un énorme chantier ouvert en plein centre (comme en 2004...), 600 places de stationnement en moins, des recours juridiques bloquant les travaux, etc...Bravo pour le commerce ! Retour vers le passé ? Pas pour nous ! Ce secteur accueillera en 2014 de nouvelles surfaces de vente, mais en cohérence avec les attentes des habitants et commerçants.
Bien sûr nous serons vigilants et ouverts à la concertation comme toujours. Prêts, dans les mois à venir, à d’éventuels changements s’ils s’imposent pour améliorer l’accessibilité et la fluidité du trafic. Mais l’essentiel doit demeurer : la possibilité d’un nouveau mode de vie plus détendu en centre-ville, compatible avec le développement durable, et générateur d’une relance commerciale.
Un mois de juin particulièrement dynamique pour l’avenir de notre ville. En quelques semaines, 3 décisons fortes :
- Une nouvelle gouvernance économique concentrée sur la Communauté d’agglomération (Saint-Etienne Métropole) avec un vrai service de développement économique mieux articulé avec celui de la Ville-centre, un accord avec le Département et les chambres consulaires pour plus de clarté et d’efficacité.
- Coeur de ville qui progresse,
avec une amélioration de la circulation dans le secteur Jacquard, une réussite des premièeres expériences de plateau piéton. La concertation se poursuivra naturellement avec tous les partenaires.
- Le lancement réussi des "Véliverts", vélos en libre service innovants et........sans pub ! Une voie verte déjà lancée à partir de Bergson pour les VTT, etc...
Sainté bouge comme jamais, si l’on ajoute la rénovation urbaine et nos multiples actions de quartier !
Coeur de Ville est une grande opération concrète de développement durable et d’amélioration de la qualité de vie à Saint-Etienne

En 2010, nous réalisons :
- l’extension du secteur piétonnier entre la Préfecture et la Place Waldeck Rousseau (église Saint-Louis) avec la mise en place de 7 bornes rétractables
- la simplification du plan de circulation afin de réduire le transit des véhicules par l’hyper-centre, de "dénouer" les blocages de Jacquard et Fourneyron, d’orienter plus clairement les visiteurs vers les parkings sans réduire pour autant le stationnement de surface,
- la pose de panneaux dynamiques indiquant en temps réel les places disponibles dans les parkings
- le retour des bus au centre-ville avec des terminus plus nombreux à Dorian et square Violette (septembre)
- le plan vélos en libre-service (Vélivert) dans 20 stations, en juin.
En 2011 et 2012 nous réaménagerons les principaux espaces publics (notamment la Place de l’Hotel de Ville et la Place Dorian) avec refonte de l’éclairage et verdissement pour rendre le centre plus agréable.
Un plan "propreté" sera également mis en oeuvre.
Plus de détails sur le site de la ville :
www.saint-etienne.fr/index.php
La Commission Nationale d’Aménagement Commercial (CNAC) a rejeté jeudi dernier le projet de création d’un nouveau centre commercial de 16.000 m² juste à coté de l’aéroport. Ces boutiques et surfaces de vente auraient concerné largement l’équipement de la personne et l’équipement de la maison. La Commission nationale a confirmé l’avis négatif de la commission départementale.
Le SCOT Loire Sud, qui regroupe 2 communautés d’agglomération (St-Etienne Métropole et Loire-Forez) et 2 communautés de communes (Pays de St-Galmier et Pilat) s’était prononcé contre également, seul le Pays de St - Galmier y étant favorable. Les raisons de cette opposition sont les suivantes :
- cesser d’étendre les grandes surfaces commerciales de façon désordonnée,
- cesser, ainsi, de créer des embouteillages permanents et la pollution qui les accompagne à chaque noeud autoroutier. Ne plus créer d’espaces commerciaux importants non reliés aux transports en commun,
- éviter de renforcer l’étalement urbain et privilégier la relance de tous les centres-villes (pas seulement celui de Saint-Etienne)
En deux mots : faire du développement durable dans les faits.
S’ajoutaient dans le cas présent des questions de sécurité en raison de la proximité de l’aéroport et de l’entreprise SNF classée Seveso 2.
Il est donc absurde de voir dans cette affaire une opposition à quelques communes de la plaine, que ce soit Andrézieux-Bouthéon, Veauche, Saint-Galmier (communes que je connais bien) ou d’autres.
Il s’agit d’une décision collective, partagée par 3 intercommunalités sur 4, pour des raisons de fond exposées ci-dessus.
Les critiques personnelles énoncées ici ou là sont donc hors de propos et ne sont pas au niveau de ce débat important pour la qualité de vie en Loire Sud.
La vraie question du SCOT est de savoir si, ensemble, nous souhaitons maîtriser le développement urbain et commercial ou si nous laissons faire l’Etat (qui aura nécessairement le dernier mot, surtout si aucun SCOT n’est adopté), ou le seul marché foncier, avec les risques de développement anarchique et de spéculation que l’on connaît.
Je ne doute pas pour ma part que la raison l’emportera sur ce dossier, comme sur d’autres à venir, en faveur d’une coopération territoriale intelligente en Loire Sud.
Dès notre élection, le dossier des abattoirs municipaux nous a été présenté par l’Etat comme extrêmement urgent. La raison ? Le classement « limite » de cet équipement par les services vétérinaires…et la certitude de sa fermeture au 1er janvier 2010 si des travaux d’ampleur (évalués à 10 millions €) n’étaient pas réalisés par la ville dans les temps ! L’étonnement devant la situation laissée par l’ancien exécutif passé (lequel avait eu tout de même 7 ans pour traiter le dossier, et ne l’avait pas fait !), nous avons rapidement recherché toutes les solutions possibles pour éviter la perte des emplois liée à l’éventuelle fermeture sans pour autant faire payer les contribuables stéphanois pour cet équipement qui concerne a minima tout le département, au vu de ses implications agricoles.
Au vu de l’urgence, nous avons recherché un partenaire pour le reprendre - seule solution pour assumer les investissements nécessaires - tout en souhaitant garantir l’emploi et ne pas pénaliser les petits paysans et bouchers qui en ont besoin pour faire abattre leurs animaux.
Juridiquement, deux solutions possibles : l’adjudication (et non pas l’appel d’offre comme certains le disent) ou la vente de gré à gré. L’adjudication conduit à l’obligation de vendre au plus offrant, même si celui-ci est, par exemple, un promoteur immobilier qui ensuite détruit les abattoirs : ce risque aurait conduit à l’abandon de l’activité et des suppressions d’emplois, nous n’avons donc pas voulu le prendre. La vente de gré à gré nous a conduit à informer les professionnels de notre décision et à chercher un accord avec eux pour atteindre les objectifs ci-dessus. C’est ainsi que la vente pour 2 M € a été conclue avec la « Stéphanoise d’Abattage » qui s’est engagée en outre à conforter l’activité et à continuer de recevoir les bovins et porcs de petits producteurs. Nous avons en plus financé une étude pour trouver des solutions à l’abattage des ovins et petits animaux, qui ne pourront plus l’être dans les abattoirs stéphanois ; cette étude, menée sous l’égide de la chambre d’agriculture, sera rendue dans les jours qui viennent et nous veillerons à associer l’Etat et le Conseil général aux propositions à émettre.
Cette politique a donc permis, en quelques mois, de sortir des tergiversations du passé, de garantir l’activité et les emplois et d’engager des solutions d’avenir dans l’intérêt de tous.
Acticall : 300 emplois nouveaux créés, une victoire porteuse d’espoir
J’ai signé ce vendredi 9 janvier 2009 la convention d’implantation de l’entreprise Acticall sur l’agglomérationn stéphanoise, en coopération étroite avec les autres partenaires de cette opération. Cette implantation est la plus importante dans notre agglomération depuis plusieurs années, sans doute depuis plus de 10 ans, même si cet événement n’est sans doute pas complétement mesuré à sa juste valeur. Elle concerne des créations d’emplois de conseillers clientèle d’un bon niveau (bac + 2 ), dans une entreprise qui met un point d’honneur a maintenir la quasi totalité de ses emplois en France.
D’aucuns ont pu être surpris que je n’y fasse pas allusion, la veille, lors de la cérémonie des voeux. En réalité, il était important que tous les acteurs puissent annoncer ensemble cette bonne nouvelle, sans chercher à en tirer un bénéfice médiatique personnel qui, en contre partie, aurait nui à l’image de notre territoire.

M. VIncent et L. UBERTI, PDG de ACTICALL Les partenaires de l’opération
J’ai voulu cela, en accord avec la société Acticall, et avec le Conseil Général, la Préfecture, le Conseil Régional. Grâce à cette approche, je crois pouvoir dire que nous avons donné une image de cohésion et de sérieux bien différente de ce qui se passe souvent ailleurs, et qui pouvait aussi se passer, voici peu de temps encore, dans le nôtre. Je souhaite que nous puissions continuer ainsi, en mettant avant toute préoccupation médiatique l’enjeu majeur des créations d’emplois dont l’agglomération et le département ont vraiment besoin. Merci à tous ceux qui, en amont, ont contribué à cette réussite, la SOFRED, les Vice Présidents de l’agglomération JOASSARD et KIZIRIAN, les services Economie mais aussi le DGS et le cabinet de St-Etienne Métropole, les services et le Président du Conseil général, ceux de la Préfecture et le Préfet lui-même, le maire de St- Jean J FRECENON, etc... Prochaine étape : une autre implantation, espérons-le, et, pour Métrotech, d’autres sociétés et l’échangeur de la Varizelle dont j’ai demandé l’inscription au Plan de Relance pour un accès amélioré à cette zone d’activités.
Avec près de 300 emplois créés dans les deux années qui viennent et des solutions désormais très concrètes pour compenser au moins partiellement les emplois remis en cause à l’usine Jean Caby ou sur le site PCI-SCEMM, voilà qui redonne un peu d’espoir dans un contexte national et mondial particulièrement morose.
Une stratégie commerciale pour le centre-ville
L’ annonce récente d’un projet d’implantation d’un "retail-park" d’une ampleur considérable (20 000 m²) sur la commune d’Andrézieux est de nature à remettre profondément en cause les équilibres commerciaux et urbains sur l’ensemble du sud du département.
Ce projet est en totale contradiction avec le schéma départemental d’équipement commercial et avec le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale).
Il a été conçu sans aucune concertation avec les représentants des communes impactées.
A l’heure de la mise en œuvre des premières mesures du Grenelle de l’Environnement, le concept de « retail park » projeté à Andrezieux va à l’encontre des objectifs de maitrise de l’étalement urbain et renforce le « tout voiture » au détriment de la proximité et des transports en commun. Il fragilise tous les efforts, publics et privés, engagés pour conforter la place de l’agglomération stéphanoise en Rhône Alpes. En outre, il engendrera inévitablement d’importantes dépenses d’infrastructures à la charge des collectivités locales.
A mon initiative, l’équipe municipale a engagé depuis plusieurs mois une stratégie alternative de développement commercial pour la région stéphanoise qui privilégie, conformément au SDEC, le renforcement des pôles déjà existants, et en premier lieu la revitalisation du centre-ville.
Cette stratégie, en cours de finalisation, exemplaire en matière de développement durable, sera présentée le 20 novembre prochain dans le cadre du salon d’équipement commercial, le MAPIC, autour de projets ambitieux proposés aux investisseurs.