Sécurité publique
Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la sécurité dans notre ville (2004 - 2009) est dans l’ensemble plutôt positif. Saint-Etienne est une ville plus sûre que la moyenne des villes comparables, et, si tout n’est pas parfait, les chiffres sont assez rassurants. Ils s’expliquent par un ensemble d’efforts renforcés depuis 2 ans : développement de la prévention grâce au déploiement de médiateurs sur le terrain, installation raisonnable de 6 caméras vidéos supplémentaires, relance de la coopération entre police municipale et police nationale dans notre ville grâce à la ré-activation du CLSPD (conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance)....

Cependant, il est clair qu’on ne peut se satisfaire totalement de ce bilan. En effet, des actes d’incivilités ou des comportements perturbateurs de la tranquillité perdurent. Sans relever de la délinquance stricte, ils constituent une gêne très mal vécue par les riverains concernés, dans plusieurs quartiers. Et ceci contribue au "sentiment d’insécurité", qui reste présent, comme en atteste pour une part le niveau du vote FN aux élections régionales. Nous nous attacherons donc à intensifier notre politique de prévention / dissuasion / sanction dans les mois à venir, en dépit des moyens budgétaires très contraints de la ville, avec un nouvel effort sur la prévention et l’installation de 4 caméras.
Par ailleurs, à l’autre extrémité de la délinquance, comme dans toutes les villes, les actes violents ne baissent pas. A ce niveau, c’est la Police nationale qui doit être renforcée, et je demanderai au Ministre de l’Intérieur de cesser de diminuer les effectifs dans notre ville, et au contraire de les augmenter. Car là est le vrai problème : des moyens diminués par l’Etat, totalement déconnectés de son discours sécuritaire prétendument volontariste.
Dans nos villes de plus en plus étendues, parfois plus anonymes, avec une poulation âgée plus importante que par le passé, il est indispensable de maintenir un niveau de sécurité et de tranquillité publique élevée. C’est une condition du vire ensemble. C’est une exigence de la République à laquelle je suis particulièrement attaché.
Le drame qui s’est produit au Chambon-Feugerolles nécessite que toute la lumière soit faite sur les circonstances qui en sont à l’origine : la réaction rapide de la justice doit être saluée, une enquête est en cours, elle doit progresser en toute indépendance et objectivité.
Les dégradations et violences qui ont suivi sont incompréhensibles et inacceptables, elles portent souvent atteinte aux biens des plus démunis, elles sont dangereuses pour les citoyens, elles affaiblissent tout un quartier, sont pénalisantes et démotivantes pour les commerçants et autres fournisseurs de services appréciés de la population.
Je salue l’action de la famille, des pompiers, des élus de Firminy, des responsables de l’ordre public qui ont contribué au retour au calme.
Dans la population, chacun doit comprendre que ces dégradations attisent la haine, même si elles ne sont le fait que d’une petite minorité irresponsable, que celle-ci doit donc être désavouée et combattue par tous ceux qui croient dans les valeurs de notre République.